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Service intervention

Le service d'intervention est un service de la police locale.

Sa mission première est d'assurer le suivi sur le terrain des appels 101.

Les grades de la police belge

Les membres du personnels de la police belge sont répartis entre deux cadres:

Reconnaître un faux policier ?

De plus en plus d'auteurs de vol par ruse se font passer pour des policiers.

Dès lors il est important d'apprendre quelques astuces afin de vérifier que votre interlocuteur est bien un vrai policier.


Service Intervention

Le service d'intervention est un service de la police locale.

Sa mission première est d'assurer le suivi sur le terrain des appels 101.

Il se compose d'INP qui travaillent en principe par équipe de 2. Chaque équipe dispose d'un véhicule d'intervention.

Un certain nombre d'équipes est prévu selon la taille de la ZP, la pause (matin, après-midi, nuit) et le jour (semaine ou WE).
Ces INP sont encadrés par un ou plusieurs INPP auxquels ils rendent compte des actes judiciaires qu'ils posent.
INP et INPP sont eux-mêmes encadrés par un (rarement plusieurs) CP auquel ils rendent compte des actes administratifs qu'ils posent. Le CP assure en principe l'organisation du service.
Dans les petites ZP, INPP et CP n'assurent pas toujours une présence 24h/24 mais sont rappelables si nécessaire.
Appels 101
Le service intervention est à la disposition du dispatching. Ce dispatching peut concerner un ou plusieurs arrondissements (CIC) ou une ou plusieurs grosses zones (CLC). Les appels au 101 arrivent au CIC de la région concernée qui, selon le cas, transfère à son propre dispatch ou au CLC concerné.
Ces appels sont des demandes de renseignement, des appels pour des missions relevant d'un autre service (quartier,...), des appels abusifs, des erreurs (la confusion classique 100 - 101, non encore fusionnés en 112) ou une demande d'intervention de la police.
Si l'appel nécessite une intervention sur le terrain, le dispatching attribue la mission à une équipe (plusieurs si nécessaire).
Il se peut qu'une autre équipe se propose d'initiative d'accompagner l'équipe désignée, voire de la remplacer (proximité géographique, situation connue,...).
 
Si besoin, l'équipe peut obtenir diverses informations avant d'arriver sur place (antécédents des personnes si elles sont identifiées, armes déclarées, interventions similaires,...).
 
Sur place, l'équipe prend contact avec le requérant ou gère directement la situation, selon le cas.
 
La majorité des cas concerne des problèmes avec des personnes (disputes, tapages,...), des véhicules (gênants, devant garage,...), des surveillance de lieux (bâtiment sensible, habitants en vacances,...) ou des vols sans auteur connu.
 
L'équipe gère la situation sur place, donne les explications nécessaires, calme les esprits si besoin et, le cas échéant, constate une infraction entrainant la rédaction d'un procès-verbal.
S'il y a PV, en règle générale, la victime et les témoins éventuels sont entendus et divers devoirs (constatations, enquête de voisinage, dossier photo, saisie d'objets,...) sont posés sur place.
Resteront à faire, au bureau, d'autres devoirs tels la retranscription des auditions, le signalement d'objets, la réquisition du Labo, le traitement des saisies, diverses demandes en vue d'obtenir des images de vidéosurveillance,...
Tous ces devoirs doivent être consignés dans le PV.
Si le suspect est connu et trouvé, différents cas de figure se présentent:
il peut être entendu sur place il ne peut pas être entendu sur place mais n'est pas arrêté: il nous accompagne volontairement au bureau pour être entendu et procéder à divers devoirs (fouilles,empreintes, ...) il est invité à se présenter un autre jour, éventuellement après avoir pu consulter un avocat il est arrêté et ramené au bureau. Un OPJ doit en être avisé ainsi qu'un magistrat.  
Divers devoirs sont posés (fouilles, empreintes, livre d'arrestation, reconnaissance derrière une vitre sans tain, perquisition, mise à l'écrou, sortie d'écrou,...). Il peut-être entendu le jour même ou invité plus tard, suivant la décision du magistrat.
Tous ces devoirs sont évidemment consignés dans un PV.
 
Si le suspect est connu mais n'est pas trouvé, il est soit invité à se présenter, soit signalé pour être entendu lorsqu'il sera intercepté par la police.
 
Certaines interventions peuvent entraîner la rédaction d'un PV roulage (véhicule devant garage, accident,...) ou d'un rapport administratif (sanctions communales) : (tapages,...).
 
Certaines interventions entraînent une arrestation administrative (ivresse,...). Dans ce cas, c'est l'OPA qui est avisé. En principe, un PV est également rédigé.
 
Interventions d'initiative
 
Lorsqu'elle n'est pas sur une mission ou en train de rédiger un PV, l'équipe peut soit rester au chaud au commissariat ( ) soit patrouiller.
 
Il peut donc lui arriver de tomber par hasard sur un fait nécessitant l'intervention de la police, soit d'être requis par un passant. Si l'intervention dure ou nécessite un PV, le dispatch est averti que l'équipe est indisponible.
 
...c'est pour cette raison qu'il est souvent mal vu de "chasser", c'est à dire de contrôler tout ce qui paraît suspect ou tous les conducteurs en infractions.
En effet, si le dispatch dispose de peu d'équipes et qu'elles sont tout le temps occupées sur ce type de contrôle, qui envoyer sur les missions 101?
 
 
Divers
 
L'organisation du service d'intervention est variable selon les ZP. Les membres du service peuvent parfois assurer d'autres fonctions (accueil, quartier, CLC, renforts dans d'autres services,...).
 
De même, certaines fonctions du service peuvent être scindées en interne (équipe désignée pour assurer les interventions de première ligne, ne prenant en principe pas de constat) ou en externe (service d'appui tel la canine, un service spécialisé "accidents de circulation",...)
 
Le service intervention est accessible directement après l'académie, sans formation supplémentaire. Il s'agit d'ailleurs de la principale affectation des nouvelles recrues.

Les grades de la police belge

Les membres du personnels de la police belge sont répartis entre deux cadres:

  • Le cadre opérationnel comptant des fonctionnaires de police et des agents de police.
  • Le cadre administratif et logistique formé de personnel civil. Nous rencontrons ainsi des cuisiniers, des électriciens, des chauffeurs, des informaticiens, etc...
Cadre Officier comprenant :
Commissaire divisionnaire (CPD)  
Fédéral               Local
Commissaire (CP)  
Fédéral               Local
Aspirant Commissaire (ACP)  
Fédéral               Local
Les Officiers jouissent d'une pleine compétence de police et exercent des tâches éminemment dirigeantes. En effet ceux-ci gèrent l'ensemble de leurs personnelles à savoir Inspecteurs principaux, Inspecteurs et Agents.
De plus, ils sont Officier de police judiciaire et administrative.
 
Cadre Moyen comprenant :
Inspecteur principal (INPP)  
Fédéral               Local
Aspirant Inspecteur principal (AINPP)  
Fédéral               Local
Les Inpecteurs principaux disposent de compétences policières complètes et détiennent des tâches de responsable. Par conséquent, ils gèrent les inspecteurs et les agents de police dans des équipes ou des entités réduits. Ceux-ci sont Officier de police judiciaire.
 
Cadre de Base comprenant :
Inspecteur (INP)  
Fédéral               Local
Aspirant Inspecteur (AINP)  
Fédéral               Local
L'Inspecteur de police à des compétences policières complètes. Celui-ci est Agent de police judiciaire.
 
Cadre Agent de police comprenant :
Agent (AGP)  
Fédéral               Local
Aspirant Agent (AAGP) représenté par un grade avec 1 barre verticale argentée  
Fédéral               Local
Le cadre Agent n'est pas fonctionnaire de police. Celui-ci a néanmoins des compétences policières limitées et se consacre surtout aux missions de circulation comme la constatation des accidents, la régulation et le contrôle de la circulation. Il veille également au respect des règlements de police locaux et peut assister les fonctionnaires de police dans certains cas prévus par la loi (p.ex. la fouille de personnes).
 
Cadre administratif et logistique (CAOG) :
Les grades civils ne sont pas des grades hiérarchiques. Ils servent plutôt à distinguer le type de fonctions occupées par les membres du personnel.
Il existe quatre groupes de grades civils dans la police belge, appelés niveaux. Ces niveaux correspondent à ceux en vigueur dans la fonction publique belge. Chaque niveau possède des grades communs, applicables à la plupart des membres, ainsi que des grades spécifiques applicables à certains emplois spécialisés. Cela va du grade A jusqu'au D.
 
Source : Wikipédia et Jobpol

Reconnaitre un faux policier ?

De plus en plus d'auteurs de vol par ruse se font passer pour des policiers. Dès lors il est important d'apprendre quelques astuces afin de vérifier que votre interlocuteur est bien un vrai policier.

carteagp.jpg

Un policier en uniforme :
Il est reconnaissable grâce à son grade Son véhicule de service sera souvent stationné à proximité (en principe) Il porte un ceinturon avec une arme à feu Si il ne porte pas d'arme à feu c'est qu'il s'agit d'un Agent de police il doit donc porter le grade d'Agent Il porte un uniforme spécifique Vous pouvez à tout moment demander d'examiner sa carte de légitimation (voir photo ci-dessus dans la partie "Un policier en civil", s'ils sont plusieurs, un seul est dans l'obligation de le faire) Si il s'agit d'un Agent de police, ladite carte sera comme ci-dessous  
Un policier en civil :
Celui-ci peut dans certains porter un brassard de police (voir exemple ci-dessous)
A son arrivée le policier se présentera en exhibant sa carte de légitimation ainsi qu'en donnant son nom et grade
Quelques conseils utiles :
 
N'hésitez pas à examiner la carte de légitimation, vous avez le temps. Si le policier referme son portefeuille, n'hésitez pas à lui demander pour mieux voir ladite carte. En cas de doute, avant d'ouvrir la porte demandez à voir la carte de légitimation par la fenêtre. Si le doute persiste composez le 101 et expliquez la situation, il en va de votre sécurité. Si lorsque vous composez le 101 la personne n'est plus devant la porte, précisez le au 101.  
 
IMPORTANT
 
Aucun policier ne démarche auprès des habitants pour la vente d’autocollants, cartes de soutien ou autres revues.
Les services de police ne délèguent aucun particulier pour réaliser cette tâche.

Histoire de la police belge

La police Belge est, depuis la réforme du 7 décembre 1998, structurée à deux niveaux : un niveau fédéral (la Belgique est un état fédéral) et un niveau local.

 

La Belgique est divisée en 195 zones de police dites «locales».

 

Historiquement, la réforme a permis de rassembler en une même administration diverses entités chargées de l'ordre public, dont les principales étaient :

  • la gendarmerie nationale belge, dépendant du ministre de l'intérieur et du ministre de la justice;
  • les corps de police communale et de police rurale, dépendant des bourgmestres;
  • la police judiciaire belge;
  • la police des chemins de fer

 

L'Affaire Dutroux et la mise au jour de dysfonctionnements entre plusieurs de ces administrations ont été le principal déclencheur de cette réforme.
 
Source Wikipédia
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